suspension de 34 policiers pour trafic présumé de drogue
Libreville, 8 Novembre 2024(EG): Pour servir de leçon, dans l’optique de freiner les appétits des autres agents véreux, le Commandement en chef des Forces de police nationale vient de suspendre ce jeudi 34 policiers, soupçonnés d’implication dans une affaire de trafic de drogue.
Dans un document signé du général de corps d’armée Serge Hervé Ngoma, il est bien fait mention des détailles de la mesure disciplinaire visant ces agents de police. Ce document, révélant au public la gravité de la situation impliquant au plu haut point la participation active au trafic de drogue de certains agents en charge de réprimander les auteurs de ce trafic.
En effet, C’est plus d’une trentaine d’agents qui sont pour le moins suspendus pour nécessité d’enquête. Au nombre de ces policiers, on note des agents en service à la Brigade anti-criminalité (BAC) de Libreville, ceux de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), ainsi que plusieurs appartenant à l’Office central de lutte anti-drogue (OCLAD).
Dans ce courrier de transmission, le Commandement en chef de la police relève cependant que cette décision vise à préserver l’intégrité et l’image de la police. Les chefs de service des agents concernés sont invités à s’assurer que les policiers suspendus soient rapidement informés de la mesure, et à procéder sans délai au retrait de tout équipement en leur possession.
Rappelons que cette suspension survient quelques jours après la saisie record par les douanes gabonaises le 4 novembre, de 1,5 tonne de cannabis au port Mole de Libreville, en provenance du Togo. Une coïncidence qui interroge : y aurait-il un lien entre cette cargaison et l’implication de ces agents, s’interroge notre confrère de média 241. Pour l’heure, aucun élément concret ne permet de l’affirmer, mais des soupçons planent sur l’existence de complices potentiels au sein de l’administration policière, jusqu’à des niveaux élevés.
En attendant l’évolution de l’enquête, les 34 policiers impliqués devront cesser toute activité jusqu’à nouvel ordre. Aucun détail n’a encore été communiqué sur l’étendue du réseau de trafic auquel ils pourraient être liés, ni sur d’éventuelles poursuites judiciaires. Ce coup de filet au sein des forces de l’ordre marque la volonté des autorités gabonaises de lutter contre la corruption et les pratiques déviantes dans les rangs de la police, afin de restaurer l’ordre et de garantir la sécurité publique.
Jeeg Larson
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